28 octobre 2009
Dernier tango à Paris

17° à Paris aujourd'hui 28 octobre : un dernier tour de piste pour la robe de bal qui a battu le pavé cet été et sera peut-être LA tendance de l'année prochaine. J'ai nommé : le chiton dorique.
Venue de loin, très très loin, la tunique en lin, qui a bouté le péplos (en laine), hors de la Grèce antique, s'est positionnée en pôle cet été sur les rives de la Seine.
Remarquant ses froufrous dans les rues saturées de soleil, je l'avais cataloguée "Robe de Winnie l'Ourson" eu égard au nombre de pots de Nutella qu'elle permet d'ingurgiter sans qu'un pli superflu ne déclenche l'alarme du miroir.
La contemplation d'un bal tango sur le quai Saint Bernard à Paris m'a ramenée à des comparaisons plus glamour. L'oeil en veille je décriptais les pas du tango argentin des couples évoluant sur le pavé dans un silence profond (le bandonéon arrive quand sait danser, si bien que les cours durent des années) lorsque l'esprit couture est venu me grignoter le string avec ces paroles délicates :
La contemplation d'un bal tango sur le quai Saint Bernard à Paris m'a ramenée à des comparaisons plus glamour. L'oeil en veille je décriptais les pas du tango argentin des couples évoluant sur le pavé dans un silence profond (le bandonéon arrive quand sait danser, si bien que les cours durent des années) lorsque l'esprit couture est venu me grignoter le string avec ces paroles délicates :
"Hé ! Assez bavé sur la grande culotte, regarde un petit peu ce que tu pourrais faire si tu n'avais pas les fesses à l'air !"
J'espérais un peu plus de considération pour mes rubans de dentelle, mais il est vrai qu'à bien regarder la cavalière bleue du quai de la Seine ce mercredi soir, j'ai pensé qu'à l'égal d'un inspecteur sinistres Groupama, l'être humain n'est jamais à court de ressources.

La promeneuse, revêtue de la robe que l'on peut admirer sur les restes du Parthénon, saisie par l'entrain de la foule rassemblée pour la milonga, s'est muée en tanguera malgré sa voilure aux couleurs des Cyclades.
Comment cette transmutation fut-elle possible au vu du shéma ci-dessous, démontrant que le chiton fera toujours davantage pour la fesse au frais que pour la marche à 4 temps ?

Grâce à Petit Bateau !
A l'inverse d'Athéna, la danseuse sans musique n'était pas sans dessous , ce qui lui a permis d'enfoncer les plis de sa robe dans l'élastique de sa culotte, transformant ainsi un quadrilatère en magnifique drapé à l'antique. Voilà comment on crée une tendance !
14:00 Publié dans Sweetnothings | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tango argentin, grande culotte, chiton, grece antique, petit bateau


